Éthiopie : Plus de 56 passagers enlevés lors d’une attaque armée contre un bus en Oromia

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Attaque armée en Éthiopie : Plus de 56 passagers enlevés dans un bus

Une attaque survenue le 17 mars 2025 dans la région d’Oromia en Éthiopie a provoqué l’enlèvement de plus de 56 passagers. Des hommes armés ont pris d’assaut un bus qui circulait entre Addis-Abeba et Debre Markos, forçant les passagers à descendre avant de les emmener vers un lieu inconnu.

Déroulement de l’attaque

Selon des témoins, l’incident s’est produit à proximité de la ville d’Ali Doro, une zone située dans le district de Degem, en région d’Oromia. Un chauffeur de poids lourd, présent sur les lieux, rapporte avoir entendu des coups de feu avant d’apercevoir le bus contraint de s’arrêter sous les menaces des assaillants.

Une intervention limitée des forces de sécurité

Après avoir immobilisé le véhicule, une partie du groupe armé aurait engagé une fusillade contre les forces de sécurité locales, tandis que d’autres assaillants forçaient les passagers à quitter le bus.

« Ils étaient nombreux et lourdement armés. Tandis que certains se battaient contre les forces spéciales régionales, d’autres s’en prenaient aux passagers. Nous avons vu des gens battus et traînés hors du bus. » – Témoignage anonyme

Un mode opératoire similaire à d’autres enlèvements

Les témoignages concordent : après avoir tiré sur les pneus du bus afin de l’immobiliser, les assaillants ont pris de force les passagers. Un témoin voyageant dans un minibus a décrit la scène comme horrifiante, mentionnant que les victimes étaient frappées avant d’être emmenées dans une zone à la topographie escarpée.

Qui sont les responsables ?

Un témoin a évoqué la possibilité que les assaillants appartiennent à l’Armée de libération Oromo (OLA), une organisation régulièrement accusée par le gouvernement éthiopien d’être responsable de multiples enlèvements et attaques dans cette région.

Des précédents inquiétants

Cette attaque ne constitue pas un cas isolé. En juillet 2024, plus de 100 étudiants universitaires ont été enlevés près de Garba Guracha, suivant un mode opératoire similaire. À l’époque, des rançons avaient été exigées en échange de la libération des otages.

Les enlèvements en hausse selon la Commission des droits de l’Homme

Dans un rapport publié en juillet 2024, la Commission éthiopienne des droits de l’homme (EHRC) alertait déjà sur la montée en puissance des enlèvements contre rançon dans les régions d’Oromia et d’Amhara. En octobre 2023, un autre rapport révélait que l’insécurité croissante était exacerbée par le conflit persistant entre les forces gouvernementales et l’OLA.

Une urgence sécuritaire

Face à cette recrudescence des enlèvements et des actes de banditisme, de nombreuses voix s’élèvent pour exiger une réponse rapide et efficace des autorités.

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