Conflit Politique au Cameroun : Maurice Kamto Dénonce une Tentative d’Éviction
Le climat politique camerounais se tend une fois de plus à l’approche des prochaines élections présidentielles. Maurice Kamto, leader du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), accuse le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), le parti au pouvoir, d’orchestrer un stratagème visant à l’exclure du processus électoral.
Une Accusation de « Rébellion contre la Constitution »
Dans une déclaration officielle le 19 mars, Kamto a dénoncé une manœuvre politique qui, selon lui, trahit les principes démocratiques fondamentaux du pays. Il a particulièrement pointé du doigt une récente déclaration du ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, qui affirmait que Kamto ne pourrait pas se présenter aux prochaines élections présidentielles.
Le ministre a notamment évoqué la non-participation du MRC aux élections législatives et municipales du 9 février 2020 comme un motif d’inéligibilité, une interprétation que le leader de l’opposition qualifie d’« usurpation des pouvoirs » et d’atteinte à l’État de droit.
Le Rôle des Médias dans ce Conflit
Kamto a également fustigé un prétendu « complot médiatique » dirigé contre lui et son parti. Il a spécifiquement mentionné le journal LE QUOTIDIEN et d’autres médias qu’il accuse de propager de fausses informations et d’incitations à la haine contre le MRC.
« Ces médias, en toute impunité, dénaturent les faits, injurient et diffament dans le seul intérêt du régime en place », a-t-il affirmé.
Des Mises en Garde et une Mobilisation Politique
Face à cette situation, Maurice Kamto avertit que son parti ne restera pas inactif. Il a exhorté ses militants et sympathisants à se tenir prêts pour répondre aux tentatives d’exclusion du MRC. Il a qualifié cette éventuelle éviction de « forfaiture politique et judiciaire » et rappelé que toute manipulation illégale des candidatures pourrait avoir des répercussions.
Enfin, le leader du MRC insiste sur le fait que la Constitution camerounaise et les lois du pays s’appliquent à tous : « Si certains tentent de passer outre, le peuple camerounais saura faire valoir ses droits », a-t-il déclaré.
Une Action en Justice Contre le Ministre Atanga Nji
Dans cette optique, le MRC a pris une initiative légale en portant plainte contre le ministre Paul Atanga Nji auprès du tribunal de première instance du centre administratif. À ce jour, selon Kamto, aucune suite n’a été donnée à cette requête, ce qu’il perçoit comme une autre preuve du dysfonctionnement du système judiciaire sous l’influence du pouvoir en place.