Il m’a tellement trompée, alors je l’ai trompé aussi… et voici ce qui s’est passé ensuite

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Je fais tout pour sauver mon mariage, mais mon mari refuse d’abandonner ses vices, ses petites. Honnêtement, je ne sais plus quoi faire. Et pour moi, c’est une première.

J’ai grandi en observant ma mère être la confidente de tant de gens. Des hommes et des femmes, brisés et égarés, venaient s’asseoir dans notre salon, ouvrant leur cœur, racontant des secrets que seul un désespoir silencieux pousse à dévoiler. Ils parlaient de leurs erreurs, de leurs trahisons, de leurs regrets. Certains cherchaient le pardon, d’autres une excuse pour continuer.

J’étais juste une enfant, mais j’ai bu leurs histoires comme du lait chaud avant le coucher. Chaque leçon, chaque avertissement, chaque confession, je les ai précieusement conservés, me promettant qu’un jour, lorsque ce serait mon tour, je saurai faire mieux.

J’étais convaincue d’avoir tout compris. J’avais mon plan, mes règles, mes principes :

  • Être fidèle, toujours.
  • Être une épouse soumise.
  • Ne jamais cacher mon argent – contribuer au foyer financièrement.
  • Être toujours présente pour mon homme, dans chaque recoin de notre maison, dans le lit et au-delà.
  • Ne jamais donner une raison à un homme de me délaisser pour une autre.

Mais la vie, elle, se moque bien des plans minutieux de gamines rêveuses.

J’ai eu la bague, oui. Mais le bonheur ? Jamais. À vrai dire, depuis ce jour où j’ai dit « oui », je suis une étrangère à ma propre joie.

Et pourtant, soyons honnêtes, je ne suis pas dénuée d’atouts. J’ai ce « quelque chose » qui attire les regards, des courbes sculptées par la nature aux bons endroits, une belle carrière, un esprit vif. Une femme complète, diraient certains. Mais apparemment, pas assez pour mon mari.

Il s’éloigne de moi, toujours. Et ce qui me brise le cœur, ce n’est même pas seulement l’infidélité en soi… mais avec qui il le fait. Ces femmes… mon Dieu. Aucune ne me ressemble, ni de près, ni de loin. Ni physiquement, ni intellectuellement, ni socialement. C’est comme si, dans un festin somptueux, il préférait toujours se nourrir de miettes tombées sous la table.

Je lui ai demandé des millions de fois : “Pourquoi ne suis-je jamais assez bien pour toi ?” Mais l’homme est un mystère muet. Aucune explication, aucun remords. Seulement des mensonges, des disparitions nocturnes et ce vide glacial entre nous.

Petit à petit, ma lumière s’est éteinte. J’ai commencé à me demander ce qui clochait chez moi. Peut-être que je ne valais simplement pas l’amour d’un homme. Peut-être que, peu importe à quel point j’essayais, je ne serais jamais suffisante pour retenir mon mari.

Et c’est dans cette obscurité que j’ai commis ma plus grande erreur.

Par solitude, par besoin de chaleur, j’ai cherché ailleurs un répit. J’ai cherché du réconfort dans les bras d’un autre homme. Ce fut une brève liaison qui s’est terminée avant même d’avoir commencé. Mais la culpabilité de ça… oh, cette culpabilité m’a consumée. Affolée, j’en ai parlé à une amie. Malheureusement, j’ai oublié d’effacer notre discussion.

Mon mari l’a découverte.

Un homme qui trompe sans scrupules devrait être indulgent, n’est-ce pas ? Faux. Il est devenu une épave. Furieux, humilié, il a traîné mon erreur devant ma famille comme on expose une trahison insupportable.

S’ensuivirent des réunions de famille, des discussions interminables, des plans absurdes pour « sauver » notre mariage. Finalement, un compromis a été trouvé : j’abandonnerais mon emploi, je quitterais ma ville et j’emménagerais avec lui. Pour prouver que je suis désolée, que je suis prête à tout pour réparer ce qui a été brisé. Oui, au départ nous vivions dans des maisons séparées dans des villes différentes.

Alors, j’ai plié bagage. J’ai laissé derrière moi mes rêves, mon indépendance, mon propre moi, tout ça pour un mariage déjà noyé.

Et ce sacrifice ? Un coup d’épée dans l’eau.

Il n’a pas changé. Il s’accroche à ses moches amantes panthères autant qu’avant, peut-être même plus. Mais aujourd’hui, il me regarde comme si j’étais la seule coupable. Comme si cette blessure qu’il entretient depuis toujours était entièrement de ma faute.

Nous avons trois enfants maintenant. Et toujours, le même refrain. L’autre jour, je l’ai surpris une fois de plus, ses mensonges devenus trop flagrants pour être ignorés. Je lui ai demandé, fatiguée, désabusée, de s’excuser.

Il a ri.

Les hommes ne s’excusent pas dans la vraie vie. Les excuses, c’est dans les livres scolaires.

À cet instant, j’ai su.

J’ai su qu’il ne changerait jamais. Que ça ne s’arrêterait jamais. Aussi longtemps que je resterais, cette histoire se répéterait, encore et encore.

Alors, je dois partir.

J’ai besoin d’un travail. De quoi mettre de l’argent de côté, prendre mes enfants, et recommencer ailleurs. Chaque matin, lorsqu’il sort, mon cœur bat la chamade. Chaque fois que j’appelle et que son téléphone est éteint ou indisponible, je me perds dans la panique. Cette douleur, ces doutes, ce tourment incessant… pourquoi devrais-je continuer à les endurer ?

Il peut faire ce qu’il veut. Ce n’est plus mon problème. Moi, j’ai compris, enfin. Les hommes et leurs drames, ça glisse maintenant sur mon corps comme le nkui.

Je veux juste la paix.

Je veux offrir à mes enfants une vie sans cris, sans tensions invisibles, sans ces absences qui parlent plus fort que mille mots. Je veux les voir grandir dans un foyer où l’amour ne signifie pas souffrir.

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