Le Fils de l’ancien Président de Guinée-Bissau arrêté aux États-Unis pour trafic de drogue

Le fils d’un ⁢ancien président de Guinée-Bissau a été condamné‍ à‍ plus de six ans et demi⁤ de prison pour ⁤son rôle dans une conspiration internationale de trafic d’héroïne, a⁢ annoncé mardi le Département de​ la Justice des ​États-Unis.

Malam Bacai Sanha Jr, âgé de 52 ans, planifiait utiliser les‌ profits pour financer un coup d’État dans ​le ​pays d’Afrique de l’Ouest, ‍dans le but ⁢de prendre le pouvoir et d’établir un “régime de‍ drogue”, selon le communiqué publié par le Procureur ⁢du⁢ District Sud du Texas.

“Malam Bacai Sanha Jr. n’était pas un ‍simple trafiquant de drogue international”, a déclaré‍ Douglas Williams, agent spécial en charge du Bureau du FBI à Houston. “Il est​ le fils de⁤ l’ancien président de Guinée-Bissau et a trafiqué de la drogue dans un⁢ but bien précis : financer un coup d’État.”

Sanha a été arrêté en juillet 2022 en compagnie d’un complice à leur arrivée à Dar Es Salaam,⁣ en Tanzanie. ⁢Ils ont ensuite été extradés aux États-Unis.

En septembre 2023, Sanha a plaidé coupable de‍ “conspiration pour distribuer une substance contrôlée en vue d’une importation ‌illégale”, selon la déclaration publiée mardi. Il a été condamné à ‌80 mois de prison.

Son père, Malam Bacai​ Sanha, ​avait d’abord été ⁢installé par un conseil‍ militaire en tant‍ que leader intérimaire en 1999, avant de perdre les élections ⁢l’année suivante. Il a remporté la présidence aux élections⁣ de 2009, mais ‍il est décédé en janvier 2012 alors qu’il cherchait un traitement médical ‌à⁣ Paris, avant la fin de son mandat.

Son fils, connu sous le surnom de “Bacaizinho” ‌en Guinée-Bissau, a occupé plusieurs postes gouvernementaux,​ dont ‍celui de conseiller économique de son ⁣père.

Cette affaire ⁣a mis en lumière la persistance​ du⁣ trafic de drogue en Guinée-Bissau et​ son lien ⁣étroit avec la ⁤politique. Selon le Département d’État américain, le pays est un point‍ de transit clé pour la cocaïne sud-américaine en route vers l’Europe, et une partie des profits du ⁢trafic est utilisée ‍pour financer‌ des​ activités politiques et des groupes armés.