Médias au Soudan : une industrie à genoux sous les bombes
Radios en silence, journaux disparus
- 29 institutions médiatiques ont été fermées ou détruites
- 10 stations de radio de l’État de Khartoum ne diffusent plus
- 6 chaînes TV ne sont plus accessibles
- Aucun journal imprimé pour la première fois en 120 ans !
Le journalisme soudanais traverse une période sombre. Des centaines de journalistes ont perdu leur emploi jusqu’à 90 % du personnel dans la presse écrite. Ce blackout médiatique est accentué par les pillages massifs et l’impossibilité d’accéder aux zones de conflit pour y travailler en sécurité.
L’agence SUNA réduite à l’état de ruine
Le siège de l’agence de presse nationale SUNA, situé dans le centre de Khartoum, est l’un des exemples les plus frappants de cette destruction. Bâtiment éventré, équipements réduits en cendres, voitures carbonisées, les images parlent d’elles-mêmes. Cette attaque symbolise la volonté délibérée d’étouffer l’information.
Journalistes : cibles en temps de guerre
Les chiffres donnent froid dans le dos :
- 445 journalistes tués, arrêtés ou torturés depuis 18 mois
- Au moins 20 inculpés pour liens supposés avec les RSF
- 65 femmes journalistes agressées, disparues ou exploitées
- 80 % des États soudanais n’ont plus accès à Internet
De nombreux journalistes sont désormais en exil, livrés à l’incertitude légale et économique. La liberté de la presse, déjà fragile, est aujourd’hui pratiquement inexistante au Soudan.