Admission à la retraite du commissaire Essogo : les partisans de Kamto célèbrent au Cameroun

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M. Raymond Essogo, un ⁢ancien⁣ commissaire divisionnaire et ancien chef de la Division régionale de ‌la Sûreté ‍nationale du ⁢Littoral, prend sa retraite et passe le commandement à son successeur le​ 22 mars 2024. Cette‌ passation a été notifiée par le délégué général à la Sûreté nationale, M. Martin Mbarga Nguele, dans un message radio. Son ‌ intérimaire, le commissaire divisionnaire Hervé Marie Ondoa Ongono, est chargé de⁤ prendre la relève à⁤ la tête de la division régionale de la Sûreté à compter‍ du départ de M. Essogo à la retraite. La​ cérémonie de passation de consignes se déroulera au siège de la division à Douala.

La retraite de M. Essogo a été accueillie avec joie par les partisans du président du ⁢Mouvement pour la renaissance du⁢ Cameroun (MRC), M. Maurice Kamto. Ces derniers se souviennent ⁣des événements qui se sont déroulés ⁢sous‍ le commandement de M. Essogo et ⁢qui ont impliqué M. Kamto et d’autres militants du‍ parti. Le 28 janvier 2019, lors d’une manifestation ⁣pacifique à Douala, M. Kamto ⁢et ses partisans auraient été arrêtés ​et maltraités sous les ordres de M. Essogo. De plus, ⁣c’est sous‌ sa ⁢supervision que le transport de M. ‍Kamto⁣ et de ses ‍partisans jusqu’à Yaoundé a été organisé.

Pour certains, la ​retraite ‌de M. Essogo est perçue comme une sanction, mais en réalité, il s’agit simplement de l’achèvement de sa carrière en tant ⁤que fonctionnaire ⁢de police. M. Essogo a occupé un poste important et a exercé une grande influence dans la police camerounaise. Son départ à ‌la retraite est donc un moment⁤ critique pour la division régionale de‍ la‍ Sûreté du ‌Littoral, qui devra maintenant se réorganiser et se réadapter au ‍leadership ‌et aux méthodes de​ travail de son successeur, ​M. Ondoa Ongono. Ce dernier devra également poursuivre les enquêtes en cours et ⁢assurer⁣ la sécurité et l’ordre public dans la région du Littoral.

L’annonce de la retraite de⁣ M. Essogo a également suscité des réactions sur les réseaux sociaux, où certains ⁣se demandent si cela pourrait être lié à une ⁢éventuelle réforme ou réorganisation au‌ sein de la police camerounaise. D’autres ont souligné que la passation de consignes aura lieu le 22 mars, jour de l’élection présidentielle au Cameroun, ce qui pourrait avoir ​une‌ signification politique. Cependant, il n’y a pas de preuve de liens entre⁢ ces événements.

L’avenir de M. Essogo reste incertain, mais il a été honoré pour⁢ ses ⁣nombreuses années de service au sein de la police camerounaise et pour son intégrité‍ et son professionnalisme. Son successeur,⁣ M. ‍Ondoa Ongono, a de grands⁢ défis à relever et⁤ devra démontrer qu’il est⁤ apte à poursuivre le travail de son prédécesseur ⁣et à assurer la sécurité ⁤et l’ordre dans ⁤la région⁤ du Littoral.