Mort d’Ekpenyong Andrew à Pretoria
La Union nigériane d’Afrique du Sud, plus connue sous le nom de NUSA, a demandé une autopsie complète après la mort d’Ekpenyong Andrew, un de ses membres, retrouvé à la morgue de Pretoria après une arrestation présumée par la police à Pretoria, en Afrique du Sud. Selon les informations rapportées, Andrew, mécanicien nigérian et père de cinq enfants, aurait été interpellé le dimanche 19 avril 2026 dans le secteur de Booysens alors qu’il rentrait du travail.
Ce que dit la famille
D’après le président de la NUSA, Smart Nwobi, la compagne d’Andrew, Mme Kuma Kaku, a affirmé que des policiers s’étaient rendus à leur domicile le même jour pour y effectuer une fouille, sans rien trouver de compromettant. Le lendemain, le corps d’Andrew a été retrouvé à la morgue centrale de Pretoria, ce qui a renforcé les soupçons de la communauté nigériane sur les circonstances exactes du décès.
Les demandes de la NUSA
Dans son communiqué, la NUSA a dénoncé ce qu’elle considère comme une possible exécution extrajudiciaire et a exigé une enquête immédiate, complète et transparente. L’organisation demande notamment :
- la suspension immédiate des quatre policiers municipaux de Tshwane qui seraient impliqués;
- une enquête rapide et impartiale de la Direction indépendante des enquêtes de police, connue sous le sigle IPID;
- la publication du rapport d’autopsie et une explication claire de la cause du décès;
- des réparations et une indemnisation appropriée pour la famille.
Dimension judiciaire
Selon les versions publiées par plusieurs médias, une plainte pour meurtre a été déposée au commissariat d’Hercules, à Pretoria, et une référence de dossier a même été mentionnée dans certains articles, ce qui suggère qu’une enquête criminelle est déjà en cours. Cela dit, les autorités sud-africaines n’ont pas encore, dans les éléments consultés, livré publiquement une version finale confirmant ce qui s’est produit exactement entre l’arrestation présumée et la découverte du corps.
Pourquoi cette affaire compte
Pour la NUSA, cette affaire ne concerne pas seulement un cas isolé. Le communiqué insiste sur un climat plus large de tensions, avec des allégations récurrentes de harcèlement et d’atteintes aux droits humains visant certains ressortissants nigérians en Afrique du Sud. À titre d’exemple, si une personne est arrêtée sans que l’on sache où elle se trouve ensuite, la transparence des autorités devient essentielle pour éviter les soupçons et protéger la confiance du public.
La NUSA a enfin appelé les Nigérians vivant en Afrique du Sud à garder leur calme et à rester vigilants pendant la procédure judiciaire.

